La Caverne Mystique ou La Dernière Page [Prelude]

Il est temps de repartir. J'espere que ma berceuse vous a aidé dans votre sommeil, apporté un soupson de rêves à votre ame. Ici je m'en vais pour d'autres chemins. Peut-être me reverrez vous? Qui sait?
Quoi? Jeune freuluquet, tu veux me suivre? Retourne chez toi et vit ta vie, mon gars. Tes parents vont s'inquiéter. Tu sens qu'il est temps pour toi de partir de ton foyer? Tu leur a déja fais part de ta decision...? J'etais le seul qui n'etais pas prevenus donc...
______ Tres bien, tu m'accompageras, mais ne te plaind jamais alors. Si tu me suis, alors je ferrais de toi un Conteur. Il faut apprendre à etre patient, à saisir chaque idée, chaque son, chaque image, alors le rêve viendra peut etre à toi et à ton tour tu pourras conter.
____ En attendant, écoutes un peu celui la :
La Caverne Mystique ou La Dernière Page

# Posté le mardi 03 janvier 2006 12:27

Modifié le mardi 05 juin 2007 02:58

Couplet Premier

Couplet Premier
La Caverne Mystique ou La Dernière Page

________Grenzbourg. Petit village sur la frontière du Royaumes-Déchus et des Steppes Ogres. Une pale aurore d'hiver. L'herbe gelée et craquante sous le pied. Un léger brouillard frigorifiant. Poules, chevaux et porcs se côtoient dans une même cabane, humide, certes, mais à l'abri du vent. Ce vent du nord qui glace chaque chose, du moindre brin d'herbe au moindre rayon de soleil. Ce vent du nord qui éloigne la brume et les nuages, laissant place au pauvre astre impuissant. Et ces pauvres habitants.
________Haute stature, le pas précis, il avançait vers le village la rosée collée à ses habits. Le Blizzard se levait et il serait bien mieux près du feu. Le village semblait désert, tous étaient cloîtrés dans leurs chaumières. Il vit, tout de même, par une petite fenêtre d'une maison de bois, une ombre bouger et décida de frapper à la porte de celle-ci, une lourde porte cloutée. Son poing heurta trois fois le bois épais. Le déclic d'ouverture et un petit grincement suivirent. Un homme de taille moyenne au nez crochu apparu. Son crâne commençait à se dégarnir et il portait les prémisses d'une barbe. La bedaine et le poireau au menton, il demanda :

- Qu'est-ce vous voulez ? Vous êtes qui ?
- Excusez moi de vous déranger en cette heure matinale, le blizzard se lève et j'aimerais partager la douceur de votre feu, répondit il dans le dialecte Ogre (si près de la frontière, l'homme devait connaître un peu... L'effet fut direct).
- Montrez moi marque...

________Il releva sa manche gauche et montra le tatouage de sa Caste. A la naissance, tout Ogre se fait tatoué sur le bras gauche. Une encre spéciale qui l'accompagnera toute sa vie, une marque qui désigne son avenir : Noble, Guerrier, Religieux, Marchand, Travailleur, Sorcier ou Banni. Cette dernière est maudite. Il était de la Caste des Nobles. Reconnaissant la marque, l'homme se para de son plus beau sourire.

- Bienvenu vous, dit il d'une voix mielleuse. Entrez et mettez vous près du feu. Nous apportons le couvert.
- Quatre pièces d'or vous conviendront pour ce service ?
- Bien entendu qu'si, répondit l'homme à l'évocation de cette somme considérable.


________L'ogre s'installa et défit ses chausses pour se dégourdir les orteils à la chaleur des flammes. On lui amena une cuve remplie d'eau chaude où il plongea ses pieds. Le bien-être pouvait se lire sur son visage.

- Quel temps, hein? dit l'homme en lui apportant une soupe.
- En effet, deux jours et deux nuits que je marche, je n'aurais pas pensé m'arrêter si tôt.
- L'hiver, en avance cette année et la saison a pas été des meilleures. (« les Ogres sont bien robustes » pensait il.) Et la maladie qui commence à venir...
- Faut du courage pour vivre ici.
- J' suis née au sud, près du golfe de la main. Il fait meilleur là bas, mais c'est l' destin qu'a voulu que j'me trouve ma femme ici, et c'est que je l'aime ma femme, et mes deux marmots.

________L'ogre remarqua les corps endormis dans l'unique grande couche du foyer.

- Pourquoi vous ne partez pas au sud avec eux ?
- C'est qu'elle veut don' pas laisser sa mère. Pleine de rhumatismes celle la, c' qui s'rajoute à son mauvais caractère avec ça ! Elle peut pas faire le voyage et même si qu'elle pouvait, je suis sûr qu'elle le ferrait pas.

________L'Ogre avait finit sa soupe. Il était d'aplomb, souriant comme un ange.

- Vous avez parlez de maladie et de rhumatismes ? Demanda t-il.
- Euh...
- Faites moi voir votre belle mère et les malades du village.
- Qu'est-ce que vous allez leur faire ? Une légère peur se sentait dans sa voix.
- J'ai parcouru Ocarina en entier. Visité chaque Pays, chaque capitale. J'ai vu un tas de peuples, Kahlibéens et Lutins, Lycanthropes et Tribus de la Valée. Des ermites les plus reculés, aux moines des plus beaux monastères, j'ai appris leurs savoirs, leurs techniques en mon domaine. Je m'appel Vlöd Granov et je suis médecin.


*

# Posté le mardi 03 janvier 2006 12:33

Modifié le mardi 05 juin 2007 01:39

Couplet Second

Couplet Second
________Les enfants jouaient sous le soleil radieux. Luminescence du ciel azuré qui étincelait sur la neige, laissant pétiller ces paillettes d'aurores. Heureux, ils jouaient sur le chemin verglacé, emmitouflés sous leurs manteaux de peau. Seul le bout de leurs nez était atteint par le froid, mais cela, ils s'en fichaient. Rire leur procurait du bien, une joie qui effaçait les sombres derniers jours. Le village renaissait avec ce temps, froid certes mais, à la beauté communicative, le blizzard n'était plus. L'étranger devait y être pour quelque chose. Il avait chassé le vent glacial, et chassait maintenant la maladie. Un attroupement s'était formé devant l'une des maisons : celle de la vieille toute cabossée, grincheuse, et grinçante. Tout le village regardait, ou presque. Il se passait tellement peu de chose ici...
________La vieille était étendu sur le ventre à mène la table, le dos nu. Elle était plutôt quelqu'un de bornée, méfiante. Pourtant, cet Ogre par sa douceur réussit à la convaincre. Il avait lu sa méchanceté frustrée dans son regard. L'incompréhension perpétuelle qu'elle ressentait. Par des gestes lents et précis, il lui enfonça plusieurs aiguilles dans la peau de son dos. Les badauds regardaient abasourdis. Non, elle ne criait ni raillait avec sa langue putride. Parfois, l'on pouvait remarquer un léger tressautement de son sourcil, mais nulle souffrance.

________Le temps s'écoula et les aiguilles furent retirées. La foule retenait son souffle. L'ogre massât le corps et lui remit les vertèbres en places. Lentement, la vieille se leva et posa son pied à terre. Comme par miracle, elle marchait droite et sans douleur. Elle sourit, les yeux en pleurs. La foule acclama l'Ogre. Des « Vive Vlöd Granov » s'épanouissaient. Une tournée générale fut offerte par le Chef.
________Les enfants s'arrêtèrent subitement de jouer. Trois silhouettes s'avançaient, illuminée par le soleil. Leurs souffles étaient fumés, on distinguait de lourds sacs à leurs dos, c'étaient vraisemblablement des voyageurs de longues routes.
Ils allèrent prévenir leurs parents. Ceux-ci se turent, autant de passage en plein hiver, quatre personnes en deux jours, cela faisait beaucoup pour eux malgré l'extrême amabilité de L'Ogre. Les trois silhouettes devenaient de plus en plus visibles. Une femme et deux hommes.
________Le Chef, suivit par trois hommes de la milice et de Vlöd, alla à leur rencontre.

- Halte, leur dit il. Déposez vos affaires et vos armes devant vous.

Ils se regardèrent tout les trois. Le grand maigre commença à rire, mais ils exécutèrent la demande.

- D'où venez vous ? Et que venez vous faire ici, reprit le chef.
- Nos montures sont mortes lors de la tempête d'hier. Nous cherchons un endroit où se reposer et de quoi les remplacer.
- Vous vous êtes trompé de place. Nous sommes pauvres et n'avons rien à vous vendre.
- Permettez nous au moins de rester un peu.

Le Chef regarda ses hommes puis l'Ogre. Si ce dernier n'aurait pas été accueillit...

- C'est d'accord, dit-il. Laissez vos affaires ici, nous les transporterons chez moi. J'offrais justement une tournée générale.


________Ils traversèrent le village. Ils étaient sales, puant de sueurs, le visage et les mains marquées par le soleil hivernal. Les deux hommes portaient une barbe, drue pour le grand maigre, touffu pour l'autre plutôt râblé. La femme, les cheveux pourtant sales et emmêlés, dégageait une certaine beauté. Les enfants curieux les observaient en riant.

- Qu'ils sont mignons, dit Twim.
- Brafhff... Je déteste les morveux, répondit Jinta.


________Après le pot, on leur proposa de se laver et de nettoyer leurs habits. Ils acceptèrent de bon c½ur. Vlöd, pendant ce temps là, alla aux chevets d'enfants malades. Il régnait comme une sorte d'atmosphère électrique dans le village. La morosité de l'hiver était brisée, ces étrangers amenaient des sujets de conversations diverses, c'était comme si le village se réveillait d'une longue hibernation. Des hommes reprenaient leurs instruments, et un bal improvisé prit forme. Twim, une fois propre, resplendissait de beauté. Nombreux étaient les hommes qui l'invitaient à danser, elle acceptait mais ils ne purent gagner plus qu'un sourire.
________La nuit tomba et les présentations furent cordialement faites. Il y avait le barbu aux cheveux mi-long et à la veste mystique : Orwe, la radieuse Twim et Jinta, le Grand maigre à la peau basanée. L'Ogre Vlöd Granov se présenta également. Ensemble, ils parlèrent autour d'une choppe.

- Alors comme ça, vous vous rendez en Steppes Ogres ? Demanda Vlöd.
- Exact, répondit Jinta, y'aura de l'aventure, de la castagne et tout un tas de truc amusant là bas. Et vous pouvez me faire confiance, j'ai le nez pour ces choses la. Et puis, ça fait du bien de changer d'air.
- Votre voyage est donc sans but ?
- Et bien... commença Jinta.
- Pas exactement, coupa Twim.

Un ballon tomba sur le verre de Jinta. L'alcool éclaboussa sa figure et ses habits furent tachés. Dehors, des rires d'enfants se firent entendre.

- Ces maudits gosses. Je déteste ce genre de mioches crasseux. Je vais leur faire pleurer leur race, il vont voir de quel bois je me chauffe... dit Jinta qui quitta la table.
- Ne vous inquiétez pas, dit Twim à Vlöd, il est toujours comme ça. Il nous a déjà fait le coup.
- Vous semblez bien connaître les terres Ogres, dit Orwe qui prit pour la première fois la parole.
- En effet, je suis une sorte de voyageur. Je viens d'Origami en fait, le coté oriental. J'ai traversé les Steppes de nombreuses fois pour venir apprendre les techniques de soin d'Ocarina. Je véhicule un certain savoir.
- Nous avons besoin d'un guide pour entrer dans la forêt centrale, la forêt de Mitràwin.
- C'est un endroit dangereux, le plus dangereux de la steppe.
- D'où l'importance d'un guide.

Un silence planait sur la table, au centre de la joie des villageois. Le regard d'Orwe était attirant, comme étoilé. L'Ogre prit un plaisir à le scruter.

- J'accepte de vous y conduire, mais il faudra tout me raconter alors, dit il avec un sourire entendu.

________Dehors, Jinta jouait et riait comme un petit fou avec les enfants.

*

# Posté le mardi 17 janvier 2006 08:19

Couplet Troisieme

Couplet Troisieme
________La fête avait duré trois nuits. Trois nuits de joie et de danse. Trois nuits de rire et de chant. Trois nuits de soleil. Le blizzard n'était qu'un lointain souvenir. Il fallait, pour nos voyageurs, à présent partir. Vlöd savait l'essentiel, il s'était rallié à leur cause le temps du parcours des steppes. Ils firent leurs adieux aux villageois, plein d'émotions. La belle mère autrefois sèche et cassante pleurait, des larmes de joie et de regret. Tout le village était là pour leur dire au revoir. Le chef leur serra la main, ainsi que celui qui les avait accueillit dans sa demeure.

- Si tout le monde était comme vous, j'ouvrirais vite une auberge ! dit il.


Pendant qu'Orwe et Vlöd échangeaient leurs derniers mots avec le chef, les enfants, tout timides, vinrent saluer Jinta. Souriant, il donna un conseil à chacun d'entre eux et ébouriffa les cheveux de certains. Il avait dans son regard une once de fierté comme s'il parlait à ses propres frères.
________Dans un mouvement collectif, ils partirent vers l'horizon.

________D'après les indications reçues au village, une ferme se trouvait un peu plus au nord. Elle était de bonne réputation, surtout concernant les chevaux, des montures robustes qui supportaient le climat capricieux des Steppes. Elle faisait même commerce avec les caravanes Ogres, c'était pour dire ô combien elle était de qualité. Nos quatre compagnons marchèrent donc plein nord sur un chemin verglacé. Ils avaient le vent dans le dos et le soleil leur piquait les yeux, seul l'Ogre ne semblait aucunement perturbé dans ce milieu glacial. Néanmoins, l'ensemble était joli. Une petite rivière cristalline que longeait le chemin, quelques butes enneigées... Ils firent une halte au petit pont de bois, au pied d'une colline, pour souffler et remplir leurs gourdes.

- Dis donc, commença Twim, pour quelqu'un qui n'aime pas les enfants, tu as été plutôt gentil, je trouve...
- Bah..., dit Jinta embarrassé, j'étais pareil quand j'étais môme.
- Le mythe du sabreur au grand c½ur, c'est ça ? Tu ferrais un vrai papa poule.
- J'te conseil de pas rependre la rumeur.
- Ah oue ? dit elle en riant.

Elle reçut une boule de neige en pleine figure. Une bataille amicale commença alors. Ils étaient heureux et excités. Cela faisait bien longtemps que Twim n'avait pas rie ainsi.
________Orwe et Vlöd grimpaient sur la colline.

- Vos deux amis s'amusent bien on dirait...
- Ca leur prend parfois, c'est une façon de décompresser, je pense, dit Orwe.
- Vous faites route ensemble depuis un moment quand même, il a du y avoir des périodes difficiles.
- C'est vrai, on est ensemble depuis l'épisode chez McFuris. Mais nous approchons du but, c'est la dernière ligne droite.
- Et la plus difficile.
- On peut voir l'enclos à chevaux d'ici, dit-il au sommet de la colline. On y sera dans pas longtemps.
- Qu'est-ce que vous comptez faire après les Steppes ?
- Me venger. Et, pourquoi pas, sauvez le monde !

Ils rirent, puis rejoignirent leurs compagnons.

- Allez les enfants, on est bientôt arrivé, plaisanta Orwe. Vous allez vous geler avec vos vêtements pleins de neige, faudra pas vous plaindre.
- C'est r'partit ! Dit Jinta en jetant une dernière boule de neige.

________Les négociations pour l'achat de montures ne prirent pas beaucoup de temps. L'Ogre préférait rester à pied. C'est en courrant qu'il leur indiqua la route vers les Steppes et la forêt de Mitràwin.

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# Posté le lundi 23 janvier 2006 12:29

Modifié le mardi 05 juin 2007 01:39

Couplet Quatrieme

Couplet Quatrieme
________La neige avait fondu sous les rayons ardents. Une herbe sombre, bien que gelée, apparaissait sous l'épais manteau blanc saisonnier et la Steppe emplissait le paysage de sa platitude. Les collines se comptaient sur les doigts de la main. Au loin, quelques nuages noirs naissaient. La neige avait rendu le sol boueux et la marche s'était ralentie, ou peut-être était-ce la grandeur du milieu qui faisait cet effet, l'impression d'être minuscule, la fourmi dans la plaine ou le moucheron sur une grosse bouse. Tous savouraient le parfum de l'herbe humide en cette fraîche après-midi.
________Le sourire de Vlöd étirait son visage. Un sourire franc et généreux qui plissait ses yeux bridés, il ne restait plus que deux fentes minuscules comme taillées au couteau. Il retrouvait sa Steppe si longtemps abandonnée, et, comme de retour à son foyer, il s'abreuvait du paysage, il prenait conscience de chaque brise, chaque monticule de terre écrasé et, bien sur, de l'ombre perchée sur la colline. C'était un cavalier au regard fort aiguisé qui les inspectait de loin.
________Bientôt, nos compagnons se rendirent compte de sa présence.

- Qu'est-ce c'est qu'ce type ? demanda Jinta.
- Cela doit être un Kaltman, un peuple humain qui vit dans nos Steppes. Le seul d'ailleurs, le climat n'est guère propice à l'installation. Ils sont bien courageux, répondit Vlöd.
- Et belliqueux ? continua Twim
- Pas en ce moment... Enfin, au moment où je suis partit. Nos deux peuples ont conclu un accord et nous pouvons ainsi profité pleinement, ensemble, des bienfaits de la route aux caravanes.
- Ils restent néanmoins méfiants, poursuivons notre route sans y prêter attention. Il viendra nous cueillir lui-même, conclu Orwe.

_______Au bout d'un moment, le cavalier se décida à descendre. Il vint à leur rencontre d'une façon plutôt amical, l'½il brillant. Sa monture, musclé à peau brune, imposait le respect par sa somptuosité. Il avait reconnu la démarche caractérisée Ogre, aussi, en guise d'amitié, il les invitait à se réchauffer au camp d'hiver.

- Le camp d'hiver ? remarqua Jinta.
- Oui, nous sommes nomades. Nous changeons de camps au court des saisons, pour suivre le gibier. Le camp d'hiver se trouve plus au sud.
- On a pas la même vision du sud, je crois, plaisanta-t-il grimaçant.


_______Elles paraissaient avoir germé dans la plaine, ces basses huttes rondes. Faites de cuir et de bois, elles étaient recouvertes d'une étrange substance, mélange de gras et de terre. Comme dans le ventre d'une femme enceinte, on s'y sentait au chaud, calme et apaisé. Au centre du camp, la plus large, la plus imposante des huttes, celle du chef du camp, trônait. Un peu éloigné se trouvait une autre hutte, plus petite. On leur expliqua : c'était celle du chaman, il aimait rester à l'écart et l'on respectait son choix comme ses conseils.
_______Ils avaient allumé des torches et un petit feu, les flammes rouges projetaient leurs ombres sur les pans de la tente. Le cavalier présenta sa femme et son frère qui vivait avec eux. Ils étaient ensemble la famille Petrakson, reconnu comme de bons chasseurs au sein du camp. Malgré leur gentillesse, on distinguait une mine sombre, un passé douteux.
________A leur arriver, on était allé les présenter en temps qu'invités au chef. Celui-ci leur demanda des nouvelles du continent.

- Le souverain des Royaumes Déchus est atteint d'un sinistre mal. Il ne passera probablement pas l'hiver. C'est ce que l'on dit dans sa région. Son neveu, le prince Ergaster, lui succédera alors au printemps, dit Vlöd.
- Que dit on de ce prince ?
- Une personne brillante dans sa jeunesse. Fort valeureux au combat. Cependant, une chute à cheval faillit lui prendre la vie, et depuis, il s'est retiré dans son manoir, entouré d'une petite cour composée d'érudits.
- Bien. Et dans le reste d'Ocarina ?
- On rapporte le vol de la dépouille du Héros Maxim, l'un des deux Héros Flamboyants, intervint Orwe en langue Ogre.
- A-t-on une idée de l'identité des coupables ?
- Non, la Garde Impériale mène l'enquête, continua Orwe qui avait en fait une petite idée.
- Qu'en est-il des autres dépouilles ? Hector, l'autre Héros Flamboyant, doit être sous haute surveillance...
- Les Instances du Temple s'en occupe.

_______La séance s'était terminée sur la nouvelle d'un soulèvement étouffé en Lycanthropie. Ils quittèrent le Chef pour rejoindre la hutte des Petrakson. Là bas, Jinta reprenait goût à la fête. On leur servit à boire et à manger. Tant et tant, qu'ils s'écroulèrent dans le sommeil des biens repus. Le soleil n'était pas même couché.

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# Posté le mardi 07 février 2006 06:58

Modifié le mardi 05 juin 2007 01:39