Couplet Dixieme

Couplet Dixieme
______Hell McFuris imposait une certaine aura. Une barrière invisible qui inspirait la méfiance, même, la peur. Il fallait la briser si l'on ne voulait pas rester à tourner autour éternellement. Un éternel plutôt bref, fauché par sa lame. Le premier coup vint de Jinta, il visait la tête, il fût paré facilement. Orwe en profita pour se décaler et, un genoux à terre, attaquer dans la faille laissée dans sa défense. Alors, le combat commença. Orwe ne parvint à le toucher. Au lieu de ça, il reçu un violent coup de pied dans le nez qui lui fit perdre l'équilibre. Jinta se jeta sur McFuris qui répliqua aussitôt. Ils se répondaient mutuellement, d'une violence égale.
________Leurs deux corps virevoltaient dans la pièce. Ils renversaient tous les objets alentours. Les fauteuils, le bureau... Jinta percuta la bibliothèque, McFuris cru lui donner le coup fatal mais Jinta para son sabre avec un livre (une sorte de gros pavée), du revers, lui envoya celui-ci dans la face, fit une feinte avec son sabre et lui assena un coup de pied dans la poitrine.

- Tu te débrouilles bien petit, dit-il.
- Et encore, je retiens mes coups, grand père...

Orwe se tenait le nez, il avait les yeux fermés et un murmure constant s'échappait de ses lèvres. Une aura verte surgit de sa main. Son nez était maintenant intact, il ne restait que le sang séché sur son visage et ses vêtements.
______Twim se remit peu à peu de son choc. Elle regarda furtivement Gasper, il était immobile et regardait le combat avec jubilation. Sa main glissa jusqu'à sa botte, elle y avait caché son couteau.
Orwe retourna dans la lutte. Cette fois-ci, il ne se laissa pas écarter facilement. On pourrait comparer la scène à du jonglage, chacun tapant et esquivant à son tour. Et cela prenait de plus en plus d'ampleur, allant de plus en plus vite, plus en plus fort, plus en plus fourbe. La machette d'Orwe vola dans la pièce, McFuris le frappa et celui-ci para le coup avec son bras gauche. « Un bras en moins » pensa le Prince des Voleurs. Il eu une surprise...

______Twim s'était lentement relevée pour ne pas attirer l'attention. La lame légèrement incurvée de son couteau luisait à la lueur de la bougie. Elle s'approcha de sa cible. Seulement, Gasper s'en rendit compte. Il voulut fuir en rampant vers la porte. Elle avançait lentement, se rapprochait de plus en plus. Les combattants autour ne se souciaient pas d'elle. Gasper couinait presque...

_______Le sabre avait été arrêté net comme s'il avait été confronté à une armure, un bloc, or il n'y avait qu'une vieille veste aux signes bizarres qui recouvrait le bras d'Orwe. Cette découverte le prit de cour. Orwe le désarma avec un coup de la tranche de sa main au poignet, il le fit ensuite reculer jusqu'au mur par une série de coups bien placés.

______Elle aurait pu tuer Gasper mais un imprévu se pointa à la porte. Un homme avec une barbe et un tricorne sinistres, se tenait là montrant ses dents pourries. Il n'était pas venu seul, mais accompagné de quatre acolytes. Il prit la parole :

- Hell McFuris, je suis venus vous prêtez mains fortes. Vous avez devant vous les responsable de tout ce carnage, l'incendie et j'en passe. J'ai aussi l'intime conviction qu'ils vous auraient volé, les gardiens de votre chambre forte sont introuvables.
- Voler le Prince des Voleurs. Voila qui est drôle, dit McFuris en riant.


Orwe fit un tour de regard. Il leva son poing crépitant, et désigna le mur. Une porte apparu.

- On se replie, dit-il.


Jinta prit Twim par la taille et la força à partir. Ils coururent vers la porte qui menait à un escalier ascendant.

- Attrapez les ! Cria Gasper Tilburn à l'homme au tricorne et ses hommes.

________L'escalier continuait, encore et encore. Il semblait infini, tant de marches fallait il parcourir pour toucher l'étoile de la liberté ? Leurs souffles incendiaient leurs gorges comme les flammes de l'enfer. Leurs vêtements poissaient la sueur. Orwe, qui fermait la course, jeta par-dessus son épaule le dernier piège incendiaire, sans grande conviction d'ailleurs, un geste d'urgence. Ils étaient si obsédés par le désir de fuir qu'ils ne remarquèrent pas l'odeur alentour, ni le léger duvet fauve dont se parait la peau de Twim.
______Enfin une porte ! Enfin la sortie et la fin de cette pyramide de marches. La porte était en fait l'intérieur d'une énorme horloge. Ils étaient maintenant dans une grande salle somptueuse, avec une très longue table au milieu, des tentures, des vitraux, un luxe assez tape à l'½il. Dès qu'elle fut sortie, Twim, prise de frénésie, sauta sur le dessus de l'horloge et arma son arc. Elle était postée pour tenir une sorte d'embuscade.

- Partez ! Je les retiendrais ! Cria-t-elle
- Tu rêves, tu viens avec nous, répondit Jinta.

A ce moment, des pas se firent entendre derrière l'horloge.

- La fenêtre ! C'est notre seule solution, dit Orwe.
- Ca mène où ce putain de truc ? Demanda Jinta.
- On s'en fou, merde !

Une personne surgit de l'horloge. Il fut automatiquement transpercé d'une flèche, fatale. Twim courut sur le mur, faisant le tour de la pièce, tout en décochant quelques flèches aux assaillants qui préférèrent refermer la porte. Elle atterrit sur le sol, face à Jinta et Orwe médusés. Comment était elle capable d'un tel prodige ? Elle prit leurs mains.

- Puisque c'est la seule solution, sautons ensemble, leur dit-elle.

Main dans la main, ils se précipitèrent dans le vide. La fenêtre se brisa en un millier éclats de verres colorés. Ils étaient au troisième étage. Ils sentirent leurs corps flotter quelques secondes, puis, se fut la chute.
______Le contact de l'herbe sur la joue réveilla Orwe. Ils avaient rebondis sur une sorte de haie énorme. La fenêtre donnait sur un jardin. Il se leva, ainsi que ses compagnons. Il regarda la façade, c'était donc ça la vue extérieur du palais de McFuris : Il s'agissait de la Maison des Guildes du port d'Aquovea. « Le grabuge qu'on a produit doit avoir donner l'alerte. » pensa-t-il. Déjà, les cris de soldat se firent entendre.

______Ils se retrouvèrent encerclés. Ils étaient fatigués. Les marches, la chute... Cependant, ils étaient calmes, même Twim. L'homme au tricorne était là. Lui et Jinta se jugeait du regard. Leur affrontement était inévitable. Orwe leva les yeux au ciel. Il comprit et sourit.

*

# Posté le vendredi 11 novembre 2005 06:49

Modifié le mardi 05 juin 2007 01:39

Dernier Couplet

Dernier Couplet
« Cette nuit n'avait décidément pas été choisie par hasard » pensait Orwe. S'il savait... Une majeure partie de l'Histoire dépendait de cette nuit. Ocarina n'aurait jamais été la même. Il comprenait à présent, Jinta, Twim, et lui, et probablement McFuris avaient un destin lié. Destin que j'espère un jour vous conter.
________« Cette nuit n'avait décidément pas été choisie par hasard » pensait-il en riant. Ils étaient maintenant encerclés mais cela n'avait plus d'importance. Comment espéraient-ils avoir la moindre chance ? McFuris et Gasper les regardaient par la fenêtre brisée. Ce dernier était enthousiaste, il raffolait des duels, des mises à mort et tout ce genre de choses. Il en bavait presque. Twim lui avait dit que cette nuit serait pour lui la dernière, mais ça, il l'avait oublié.

- Tuez les tous, criait-il, le rôle de petit chef lui collait si bien à la peau.

Les gardes avançaient lentement en les pointant de leurs lances. L'homme au tricorne qui s'était improvisé Capitaine ordonna de laisser Jinta seul pour lui.

- Tu m'aimes tant que ça, dents pourries ? Lui demanda Jinta.
- Tu sais très bien ce que je veux. Ton sabre a une grande valeur...
- Tu t'apercevras ô combien il est précieux, lorsqu'il te tranchera la gorge.

Les gardes se rapprochaient. Twim était recroquevillé sur elle même, elle tremblait. Orwe était détendu, il semblait être prit d'un relâchement paresseux. Il sortit son livre sans même regarder ses adversaires. Il le tenait par la main gauche, son pouce retenant une page. Les gardes trouvèrent cela si curieux, qu'ils se relâchèrent quelque peu. Il posa une main sur une des pages et le texte se reproduit dans sa paume où chaque lettre éblouissait. Les gardes n'eurent pas le temps de réagir, une bourrasque puissante les fit voler à travers le jardin.
________La mâchoire de Gasper Tilburn était si ouverte, qu'elle touchait presque ses genoux. S'était maintenant l'anarchie dans les rangs. Les gardes, une fois relevés, fonçaient de manière désordonné et inutile. Pendant qu'Orwe restait à sa place, comme pour protégé Twim ou plutôt...
________Jinta et l'Homme au tricorne s'affrontaient. La lame de Jinta reflétait la pureté, l'autre était un vieux sabre d'abordage rouillé. Après quelques passes d'escrimes classiques, ça ne faisait aucuns doutes.

- Tu penses être de mon niveau, sabreur de pacotille ? Vociféra l'homme au Tricorne.

Jinta lui coupa la main avant de lui trancher la gorge, net. Le visage coiffé était figé dans un rictus ignoble.

- Je suis bien au dessus, murmura Jinta. Tu m'as fait perdre mon temps.

Il essuya sa lame tachée de sang avec un bout d'étoffe. La perte de leur Capitaine n'avait même pas effleuré l'esprit des gardes. Ils continuaient d'attaquer Orwe qui parait chacun de leurs coups avec son livre ou sa main nue. Ils en ressentaient une certaine honte, une certaine frustration. Un homme, sans arme ni protection, leur tenait tête.
________Hell McFuris prenait conscience du niveau exceptionnel de ce groupe ennemi. Il était fasciné. Chacun recelait des mystères qu'il rêvait de découvrir. Il voulait aller au plus profond d'eux pour sonder leurs âmes. Ca faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eu cette sensation d'émerveillement. Ce jeune homme... Il croyait reconnaître quelque chose...

« Les fous », pensa Orwe, « ils reviennent encore à la charge, ils ne comprennent pas que ce n'est pas Twim que je veux protéger mais eux que je veux protégé de Twim. Il est trop tard maintenant, elle ne pourra plus se retenir. Tant pis. »

La Lune était presque pleine. Sous les effets de l'astre nocturne, la magie emplie les Lycanthropes et, peu à peu, les transforme en bêtes sauvages. C'est un cycle qui revient sans cesse. Dans ces périodes sauvages, il est très difficile aux Lycanthropes de se contrôler. Cette nuit n'avait pas été choisit par hasard. Twim se leva, sa peau était entierement recouverte de poil, ses vêtements s'étaient partiellement déchirés. C'était une bête aux formes féminines. Le carnage commença d'une sauvagerie pure.

Le sang avait coulé. Tant coulé. Les taches rouges au sol se confondaient avec les fleurs. Tous les gardes avaient péris sous les yeux choqués de Gasper Tilburn et ceux durs de McFuris. Plus rien ne pouvait les arrêter. La soif sauvage de Twim s'était apaisée. Ils se tenaient face à la fenêtre comme pour les défier de descendre et participer à l'½uvre que formaient ces cadavres disposés dans le jardin écarlate.
________Orwe regardait McFuris dans les yeux. Puis, il rabattit sa capuche et son visage disparu dans l'ombre de l'habit. Il mit son livre dans sa poche. L'expression de Twim annonçait qu'elle ne voulait plus tuer ce soir, il en était déjà trop. Jinta rengaina son sabre et plaça le fourreau sur son dos. Orwe prit un de ses bracelets qu'il cassa net. Un brouillard d'ombres, soudain, apparu et les enveloppa.

________Gasper Tilburn suait, tremblait, claquait des dents. Il hurla à McFuris qu'il fallait faire quelque chose. Les arrêter, les torturer, pour que jamais choses semblables ne se reproduisent. Il y avait l'honneur du Prince des Voleurs qui était en jeu.

- Ce n'est pas la peine. Ca ne m'intéresse plus. Je quitte tout.
- Comment ça tu quitte tout ? Et mes intérêts ? Enfin, je veux dire... ce n'est pas parce que trois blancs becs nous ridiculisent sur un coup de chance qu'il faut...
- Tais toi ! Ce ne sont pas des blancs becs. Nous les avons suffisamment sous-estimé.
- Tu fuis, McFuris !
- Au contraire, c'est en restant ici que je fuis. Je pars à leur rencontre.

Ils étaient à présent dans la bibliothèque. Hell McFuris trouva le livre qu'il espérait.

- Pense à toutes les voluptés du palais, Hell. Tu voudrais abandonner ça pour ces gueux ? reprit Tilburn
- Aha !! Je le savais. J'ai trouvé. Je n'ai aucun remord à quitter les voluptés ennuyeuses que tu apprécies tant, Tilburn. J'ai trouvé ! Il me rappelait quelque chose...
- Mais quelle découverte ton esprit embrumé...
- La Veste, Gasper. La Veste ! C'est celle-ci. Là, dans l'Historique de la guilde. La Veste aux Milles Secrets ! Celle qui se passait de Prince en Prince avant qu'elle ne se soit perdue par le temps.
- Ce n'est pas une vieille veste qui va me faire perdre mes richesses !!
- Tu ne m'accompagneras pas. D'ailleurs, tu ne m'es plus d'aucune utilité.

C'est dans une gerbe de sang qu'Hell McFuris l'éventra. Gasper Tilburn mourut cette nuit là, les tripes à l'air. A l'aube, Hell McFuris disait adieu à son titre en regardant l'horizon.

Pendant ce temps, des vers pullulaient sur la gorge d'un homme. Ils rentrèrent sous sa peau qui se referma. Il ne lui restait qu'une grosse cicatrice. Il se releva, remit son tricorne en place et partit d'un pas las. « Il faut que j'informe mon maître » pensait-il.


*

# Posté le mardi 15 novembre 2005 17:04

Modifié le mardi 05 juin 2007 02:58

InterLude [ Et Partiellement " Le Coin des Questions que Tout le Monde se Pose" *Merci Oda* ]

Voila cher Auditeurs et Lecteurs. Notre premier conte est terminé. Peut etre il y aura une suite. Peut etre pas... Peut etre que nous retrouverons Orwe, ou Twim, Jinta et encore McFuris. Qui sait?
_______Je vais me reposer un peu. Cette nuit conté a été longue. Pour ne pas vous laissez en reste, je vous offre cette carte d'Ocarina. Prennez en soin.

Si vous avez une question, quel qu'elle soit, venez me voir ou laissez moi un mot. Je serait ravi de vous repondre. Le Monde d'ocarina possede encore mille et un chemins à decouvrir.

Laissez moi vous énumerer les differentes races que comporte Ocarina :

- Tout premièrement, les Hommes : C'est la race la plus répendu en Ocarina. Il en existe de toutes tailles, de toutes couleurs, avec des coutumes et des dialectes distincs. Ce sont des Etres polyvalent, ils s'adaptent à tout. De la chaleur tropicale de L'Ile du Frisson, à la fraicheur glaciale du Pays Gelé. Ils sont à la tete de diverses Région dont la plus importante, la plus dominante : L'Empire Flamboyant.

- Vienent ensuite les Ogres : Ils sont considéré comme la race la plus puissante d'Ocarina. En effet, ils disposent du pouvoir de l'argent. Leur monnaie est devenue universelle, et pour causes! Ils sont les Caravanniers d'Ocarina. Ils assurent la liaison entre Ocarina et Origami, le monde opposé du continent. Seuls les Ogres ont la condition physique pour traverser les Steppes, baptisés d'ailleurs : Steppes Ogres.

- Les Lycanthropes : Ce sont au depart des Humains mais une étrange maladie de source Magique les a atteint. Ils aquièrent alors une sorte de sensibilité a tout ce qui touche de pres ou de loin à la magie. Seulement, leur magie ne peut que s'operrer la nuit. Leur malediction est qu'a chaque pleine Lune, ils se transforme en une sorte d'homme-bête furieuse incontrolable. Un Lycanthrope nait lycanthrope, il ne le devient pas. Un ou une Lycanthrope donnera toujours naissance à un ou une Lycanthrope.

- Les Lutins : Ils font partie de ce qu'on appel les "Petite-gens". Nom donné à ce qui ressemble à des erzats d'humains miniatures. Ils depassent rarement le 1m20. Ils sont tres proche de la nature et s'occupent generalement du soins des foret ou des sites sacrés. Leur Magie est celle des Amulettes, une magie tres compliqué, comparable à une sorte d'alchimie.
Ils gouvernent sur les Terres Lutines.

- Les H'Obols : Ils font eux aussi partie des Petite-gens. Si les Lutins sont des petits anges verts, les H'Obols sont de veritables diablotins ! Leur specialité est la piraterie, leur petite taille permettant de les stocké en nombre sur un bateau. Lorsqu'ils n' ecument pas les mers, ils se retrouvent generalement dans les tavernes portuaires.
Ils disposent d'un pays qui leur sert d'enclave : La Peninsule H'Oboline.

- Les Nains : C'est une race extremement rare en Ocarina car elle vient d'Origami, l'autre versant. Ils sont prisés pour leur connaissance en architecture, bijoux, metalurgie ect... Ils existent en ce moment 3 cas de Nains vivant en Ocarina dont l'un à la cour de l'Empereur.

- Les Centaures : Curieuse race aimant les grands espaces. Ce sont des Hommes chevaux, n'aillant de l'homme que le tronc. Ce sont des etres contradictoire dans le sens qu'ils peuvent se montrer d'une grande sagesse ou d'un instinc beliqueux à vif. Ils vivent generalement dans les steppes ou en Thessalie, n'hesitant pas à piller les villages voisins.
InterLude [ Et Partiellement " Le Coin des Questions que Tout le Monde se Pose" *Merci Oda* ]

# Posté le mercredi 16 novembre 2005 03:36

Modifié le mardi 05 juin 2007 02:58

Conte : Courte Balade de Demi Lune [ Prelude]

Je me suis reposé et il me faut reprendre la Route. C'était un plaisir de passer la nuit avec vous chers hôtes. Je vous remercie de cet excellent repas, et de ce lit confortable. Quoi? Vous voulez m'accompagner jusqu'a la prochaine ville? Vous etes trop bon, je ne puis accepter... Helas, il est vrai que mon sac est un peu lourd pour mon pauvre dos.

Prenons ce petit sentier, le paysage est magnifique. Regardez ce soleil, et ces fleurs, et cette libellule. Je rougis. J'ai connu des jours moins chanceux. Un paysage radieux et des compagnons si merveilleux. Tenez, pour vous remercier, je vais vous chanter une balade.
Ecoutez donc ça...
Conte : Courte Balade de Demi Lune [ Prelude]

# Posté le mardi 22 novembre 2005 12:18

Couplet Premier

Couplet Premier
Courte Balade de Demi Lune

________Forêt luxuriante en plein été. Ciel sans nuage à contempler. Juste la nuit, l'astre nocturne et les étoiles qui s'épanouissent. Des arbres immenses où une cabane se hisse. Des verts, ici, il en existe des milles et des cents. Les couleurs enchanteresses des dessins d'enfants. Faune et flore vivent en harmonie. En respect des lois de la nature. Des hommes, elle semble loin, cette folie. Un jour, l'endroit connaîtra guerre future. Mais ceci n'entre pas dans l'aventure. Je vous parle d'un endroit qui semble pur. Une forêt. Ce brouillard de feuilles. Un arbre. Ce géant ridé, ce mathusalem. Une hutte. Ce havre de paix. Une lanterne. Ce phare dans la jungle. L'intérieur en est baigné par sa lumière, jaunâtre, automnale. Un mobilier simple, chaise, table et lit. Une bibliothèque, un hamac suspendu au plafond. Une terrasse avec un nécessaire de cuisine. Tout y est simple et il y a ce qu'il faut.
________Une pancarte au dessus de la porte indique : Maître Luciol.

- Et bien Demi Lune, je crois bien que je n'ai plus rien à t'apprendre.

Maître Luciol retira ses lunettes rondes de son nez crochu pour les nettoyer. Il était fatigué et avait mal aux yeux. Il se faisait vieux. A l'image de l'arbre où il habitait, sa peau était entierement ridée. Les sillons qu'un temps passé avait laissé. Maître Luciol était un Lutin qui avait bien vécu. Il connaissait joies et peines, l'aventure, les secrets, l'amour. C'était un mage ancien qui s'était rendu ermite. Il habitait dans une petite cabane tranquille au c½ur d'un arbre sacré : le Teorbis. Seul ? Non, pas. Un enfant vivait avec lui. Il s'appliquait à lui apprendre l'art des Lutins : Les Amulettes.
________Le Lutin ébouriffa les cheveux de l'enfant. Il était fier de lui, tellement qu'une larme pendait à son ½il. Ce garçon était doué, si doué... il éprouvait une satisfaction mélangé à un sentiment de peur. Pourquoi fallait-il qu'il soit si doué ? « Un génie pareil, cela n'existe que dans les contes » pensait-il. En quelques années seulement, l'enfant avait apprit et savait maîtriser à la perfection l'art des Amulettes. L'enfant avait neuf ans maintenant, ce qu'il avait grandi...

- Vous êtes sur, maître ? Je crois bien qu'il manque encore quelque chose...
- Tu peux me faire confiance. Il te reste encore bien du chemin à faire, sans doute, mais celui la, tu dois le faire seul.
- Mais, je ne veux pas vous quitter, maître.
- Taratata, je ne te dis pas de partir ce soir, tu dois encore me couper du bois demain, pour mes réserves d'hiver. Il est temps de te reposer, Demi Lune. Tu as passé trois jours et deux nuits, sans repos, à confectionner cette Amulette. Maintenant, AU LIT !!

L'enfant obéi, ses paupières se fermaient toutes seules. Il grimpa à son hamac et se noya dans un sommeil profond. Il venait de terminer l'Amulette Gourmande, celle qui stock les sorts écrits, une des plus difficile au monde. Maître Luciol riait face à un tel génie. Il essaya et réessaya l'Amulette toute la nuit. Elle fonctionnait à merveille.
________Lorsqu'il accepta le Sommeil, il se souvenu de cette première nuit...

________C'était une nuit bien plus sombre. Une nuit qui puait l'orage poisseux et les pluies de boue. L'atmosphère, même, était moite, chaque sens était lourd. Les cris des animaux et le souffle du vent avaient fait place au silence mortuaire. Plus rien ne bougeait. C'était bien cette nuit, où le cavalier noir traversa la forêt avec l'enfant.
________Les coups sur sa porte l'avaient éveillé. Qui cela peut bien-t-il être ? Je ne suis plus qu'un modeste ermite. Un voyageur qui cherche le gîte, peut être ? C'est vrai que l'air sent la tempête... Maître Luciol ouvrit.
Le cavalier noir était là, sur son palier, des sortes de langes dans les bras. L'éclair séparant le ciel ne le fit même pas osciller d'un poil. C'était un homme d'une haute stature avec un teint blafard et des yeux de démon. Maître Luciol était paralysé à cette vision. La peur. Cet être inspirait la peur. Sa noirceur englobait la moindre lumière, le moindre espoir, le moindre doute. Il était cruel et terrifiant.
________L'homme se présenta sous le nom de Slug. Capitaine Slug. Il détenait un message de son maître : Meprios.

A Luciol,

Vous ne me connaissez, mais moi je vous connais. Les risques font partis de la renommé, cher Luciol. Il se passe des choses que l'on ne comprend pas, parfois, il vaut mieux ne pas comprendre, ni chercher. Cet enfant est important à mes yeux. Bien plus que vous, sachez le. Je vous le confie pourtant.
Il faut que vous lui appreniez votre art, Luciol. Je suis sur qu'il se débrouillera très bien. Apprenez lui votre art, et tout ira pour le mieux.
Un jour, je reviendrais le chercher. Je veux qu'il soit prêt d'ici là. Prenez en soin.
Je prendrais régulièrement de vos nouvelles.

Meprios.

Ps : N'essayez même pas de lui retirer ses bracelets !

________Maître Luciol se réveilla en sueur. Il se précipita vers le hamac, Demi Lune dormait profondément. Il avait toujours ses deux bracelets aux poignets. Luciol se senti soulagé. Puis, il eu honte. Une honte accablante. Il avait peur, il se chiait dessus. Etait il aussi lâche ? Aussi égoïste ? Non, s'en était trop. Toutes ses années, et il n'avait jamais oser rien faire, lui dont certains bardes chantaient les prouesses.
________Il ouvrit la cage et sorti le rossignol. Il lui chuchota quelque chose à l'oreille. Le rossignol parti.

[Et les semaines passèrent]

- Demi Lune, lève toi !
- Hae....mm ?
- Il faut que tu partes ce soir, Demi Lune. Ils arrivent !
- Qui ça ?
- Peut importe. Bientôt tout sera finit et tu auras vite oublié.
- Mais maître, je ne veux pas partir ! Pas maintenant, s'il vous plait. Je dois... Je dois encore...
- Il faut que tu partes, Demi Lune.

L'enfant sentit les larmes perlé ses yeux. Ainsi le maître l'abandonnait. Ou était-ce lui qui devait l'abandonner ? Pourquoi avait il toujours l'impression qu'on lui mentait ? « Le monde est injuste » pensait-il.

- J'ai préparé ton sac. Il faut faire le plus vite possible.
- Vous m'abandonnez, c'est ça ?

Un silence plana.

- Ecoute, Demi Lune, je t'ai menti trop longtemps. Je ne suis pas quelqu'un de bien. Tu te rappel ce que je te disais ? Que ton père était venu pour te confier à moi. Et bien, tout cela, c'est faux. Enfin... tout est si compliqué ! J'aimerais pouvoir tout te dire mais je n'ai pas le temps, j'aurais dû le faire avant, mais, je suis... je suis... lâche. L'age, peut-être.
Sache juste que tu es en danger. Que j'ai bien connu ton père mais qu'il n'est pas celui qui t'a confié à moi. Je ne sais pas si ton père est encore vivant, ni où serait-il. Je n'ai que cette veste en souvenir de lui. Prend la, je te l'offre.
Ce soir, tu dois partir. Quelqu'un va t'emmener en lieu sur. Tu peux lui faire confiance, c'est un ami à moi, je te présente Joan Milchemin.

L'homme entra. Il était vêtu de toute sortes de vêtements, plus ou moins en bon état. Un capuchon se rabattait sur son visage. Une barbe de plusieurs jours recouvrait son visage. Des yeux verts perçants. Un corps athlétique. Des mains qui serraient un long bâton ferré au deux bouts, des mains qui racontaient ses aventures, ses rencontres. Un voyageur, voila ce qu'il était. Malgré sa crasse et sa puanteur, il n'était pas vil, presque beau même, avec quelques années en moins. Cet homme tirait son histoire derrière lui.
________Demi Lune prit son sac. Il était résigné à présent. Il ne dit aucun mot à Joan.

- Demi Lune, avant de partir, prend ce grimoire.

Maître Luciol sorti un livre ancien, couvert de poussière, de sa bibliothèque. Il n'y avait aucune inscription sur la couverture.

- Promet moi une chose. Déchiffre ce grimoire. S'il te plait, pour toute ces années, déchiffre le.
- Je vous le promet, maître. Répondit-il la gorge serrée.

________Au loin, la charrette disparaissait à travers la nuit. Luciol et l'enfant se regardaient sans se voir. Tout les deux, pleuraient à chaude larme.

*

# Posté le mardi 22 novembre 2005 12:27

Modifié le mardi 22 novembre 2005 12:38